Comment fonctionne un compte courant d’associé ?

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Un compte courant associé consiste en la fourniture de contributions par un associé de l’entreprise à la société, sans que cela lui donne le droit de partager des actions en contrepartie pendant une certaine période de temps. Le compte courant associé a des règles de fonctionnement précises depuis les conditions de constitution jusqu’à sa clôture. C’est en suivant l’évolution de la vie d’un compte courant associé que nous comprendrons mieux comment il fonctionne.

Ouverture d’un compte courant associé

Pour ouvrir un compte courant associé, les conditions de base doivent être remplies par le futur titulaire et un formalisme précis doit être respecté.

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Pour avoir un compte courant associé, la personne doit, comme son nom l’indique, être titulaire d’actions ou d’actions de la société concernée et n’a pas nécessairement à occuper une fonction de direction de la société (membres du directoire, membres du conseil de surveillance, etc.).

Dans le cas d’une SAS, elle doit détenir au moins 5% du capital social de la société, président ou non (membres du Directoire, membres du Conseil de Surveillance…). Dans une LLC, l’associé doit détenir 5% du capital OU être également gérant.

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Ces conditions ne s’appliquent qu’aux cotisations d’une durée inférieure à 2 ans. Pour les comptes courants bloqués depuis plus de deux ans, TOUT associé ou actionnaire peut apporter des fonds dans le compte courant d’un associé dans le but de faire une augmentation de capital.

En ce qui concerne le formalisme d’ouverture, un accord verbal est parfaitement possible, mais il est fortement recommandé qu’un document écrit supervise la gestion du compte courant associé. Il peut s’agir des statuts de l’entreprise, d’une convention de compte courant connexe ou d’un acte qui concrétise une décision unanime des associés ou des actionnaires.

Indemnisation et remboursement d’un courant associé

compte Les cotisations versées au compte courant associé sont versées à un taux fixe en fonction du nombre moyen d’agents employés par les établissements de crédit pour des prêts à taux variable accordés aux entreprises pendant au moins deux ans. Ils ne peuvent être exonérés du paiement d’intérêts sur l’impôt sur le revenu, lorsque le bénéficiaire est une personne morale, sous peine de courir un risque fiscal en particulier.

Le taux d’intérêt maximal est imposé annuellement par le gouvernement français. La société ne pourra donc déduire les intérêts payés que si le taux d’imposition est inférieur à ce plafond, qui est la moyenne des taux effectifs moyens facturés par les établissements de crédit pour les prêts à taux variable accordés aux entreprises pour une durée supérieure à 2 ans.

Contrairement aux apports en espèces directement incorporés dans le capital social, les détenteurs du compte courant d’un associé peuvent demander à tout moment le remboursement de ces contributions (sauf en cas de difficultés de trésorerie ou de clause légale), à moins qu’il n’existe une disposition contraire écrite selon laquelle il a consenti en signant. Les remboursements peuvent être effectués par périodicité ou à la fin.

Les remboursements des comptes courants peuvent faire l’objet d’un accord de gel pour une certaine période, mais aussi à la demande d’un tiers prêteur, si le compte courant a été offert en garantie ou dans le cadre d’une procédure de recouvrement, sauf en cas de difficultés de trésorerie. Cet accord de blocage est caractérisé par l’engagement de l’entreprise et celui du partenaire concerné.

Clôture du compte courant associé

Les comptes courants associés doivent être clôturés à la fin de la période prévue, en l’absence d’un renouvellement, ou selon un accord entre la société et son directeur, avant le terme. S’il reste un solde, la totalité ou une partie des montants versés dans les comptes courants des associés ou des actionnaires peuvent être incorporés dans le capital par voie d’augmentation de capital ou versés au détenteur du compte courant.

Il est important de préciser que le solde d’un compte courant associé d’une personne physique ne peut être endetté à moins qu’une personne ne se trouve dans un CNS ou dans la société civile. Dans le cas d’une personne morale, le solde d’un compte courant associé peut être parfaitement débiteur.

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