Les étapes clés pour devenir préventeur sécurité aujourd’hui

Gerd Altmann. Pixabay

Ce texte constitue l’extension d’un article présentant les travaux de la Fédération des acteurs de prévention (FAP) pour le Prévhackthon de Preventica Paris qui propose un premier niveau de catégorisation du terme « préventif ».

Le mot « préventif » recouvre aujourd’hui des réalités conflictuelles, des domaines multiples, des univers professionnels qui ne se ressemblent pas, mais s’entrecroisent sans cesse. Résultat : la question devient vite épineuse.

Après avoir posé les bases sur la façon dont les parties prenantes s’expriment dans la prévention, il s’agit désormais de distinguer :

, la prévention vécue au quotidien, incarnée dans les gestes du travail de tous les jours ;

, la prévention exercée en tant qu’acteur indirect, mais dont l’efficacité ne fait pas de doute.

Dans le cadre de mes propres travaux, je vais enfin questionner la place réelle, voire l’absence, de la prévention des risques professionnels quand il s’agit de santé et sécurité au travail.

L’absence de définition du « préventif »

La Fédération des acteurs de prévention (FAP) a été fondée pour donner la parole et unir les dynamiques en faveur des mesures préventives. L’idée : rassembler celles et ceux qui, sensibles à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail, souhaitent œuvrer à la reconnaissance et la valorisation de ces métiers.

Pourtant, les membres fondateurs n’ont jamais véritablement défini le mot « préventif ». Dans ses statuts, on décèle une orientation double. D’un côté, l’objectif est de fédérer les préventeurs spécialisés dans tous les métiers de la prévention (sécurité fonctionnelle) ; de l’autre, il s’agit aussi d’embarquer toutes les personnes capables d’intégrer la prévention dans leurs actions, de façon directe ou indirecte.

Pour reprendre les analyses de Guarnieri et Rallo (2014), le terme « préventif » est d’une ampleur rare et regroupe des missions et responsabilités très variées (voir aussi Peyssel-Cottenaz et Garrigou, 2004). Le métier d’agent préventif évolue au gré des mutations professionnelles, sous la pression de la société et des exigences réglementaires.

Certains estiment que la notion d’agent préventif est si évidente qu’elle ne nécessite aucune définition. D’autres y voient une réalité si spécifique et contextuelle qu’il faudrait d’abord la rattacher à un environnement juridique ou social avant même de tenter une définition.

En tout état de cause, la publication du rapport « La santé au travail : vers un système simplifié pour une plus grande prévention » pilotée par Charlotte Lecocq a incité la FAP à relancer la réflexion sur la notion de « préventeur », un terme omniprésent dans la littérature professionnelle.

Attention : notion instable

En s’appuyant sur les exemples évoqués plus haut, il convient à ce stade de s’arrêter sur quelques questions qui seront développées par la suite.

Premiers questionnements

Que faut-il être, que faut-il faire pour être considéré comme « préventif » ? Qui en décide ? Qui peut revendiquer ce statut aujourd’hui ? S’agit-il d’un engagement militant, d’une vocation, ou simplement d’une nécessité économique ?

Le préventif serait-il réservé à une élite ? Pourquoi la féminisation du terme et des fonctions demeure-t-elle si marginale ? L’exemple du ministère du Travail et du rapport Lecocq illustre combien la place des femmes reste encore trop rare dans ces sphères.

La prévention, telle qu’on la pratique aujourd’hui, laisse entendre que seuls les spécialistes du domaine seraient légitimes à tracer la voie (Khan, 2017). Mais dans la réalité du monde professionnel, qui tient vraiment ce rôle ?

À l’heure où la sécurité au travail doit aussi composer avec les menaces terroristes, la transformation numérique ou les enjeux cyber, la prévention ne peut plus rester confinée à un cercle restreint. Elle est appelée à s’inscrire dans des projets collectifs de grande ampleur. Prudence : la prévention d’aujourd’hui dessine-t-elle vraiment celle de demain (Leontoing, 2014) ?

Il est temps d’explorer de plus près le projet de la Fédération des acteurs de la prévention et d’interroger les perspectives ouvertes par le rapport Lecocq, sans perdre de vue la difficulté d’objectiver ce que signifie réellement être « préventif ».

À la recherche d’un code du préventif

Dès 2013, la Fédération des acteurs de la prévention (FAP) s’est structurée autour de la valorisation du métier de préventeur et a bâti son action sur la reconnaissance de ce rôle dans la prévention des risques au travail.

Mais en décortiquant ses statuts, on réalise que le « préventeur » est à la fois bien identifié… et en même temps, potentiellement tout le monde ; à force d’élargir la définition, on risque de ne plus savoir de qui il s’agit.

La FAP n’a pas souhaité enterrer cette notion, bien au contraire. En 2018, elle propose d’en finir avec la vision défensive de la prévention des risques professionnels, pour promouvoir une dynamique proactive : la personne qui initie, développe, fait avancer des idées ou des techniques, améliore la santé et la sécurité au travail.

Dans ses statuts du 6 juin 2013, le Syndicat professionnel des préventeurs de risques au travail, branche de la FAP, a défini un « code de prévention » qui regroupe :

, logiquement, les préventeurs, ingénieurs et techniciens QHSE, coordinateurs MSF, conseillers en prévention dans le privé ou le public, inspecteurs de la sécurité et de la santé au travail, intervenants en prévention des risques professionnels, personnes en charge de la prévention dans les services de santé au travail, ergonomes, animateurs de prévention, représentants CHSCT ou délégués du personnel ;

, mais aussi toute personne, directement ou non, responsable de la prévention des risques pour la santé au travail, désignée comme « préventeur » dans les textes internes.

Ce rassemblement paraît évident dès lors qu’il s’agit de constituer un collectif œuvrant pour l’intérêt général. Partager expériences et savoirs, mutualiser les ressources : la FAP s’est fixé plusieurs objectifs dont, notamment :

, instaurer et promouvoir une véritable « culture de prévention » dans tous les secteurs d’activité ;

, engager une démarche vers une reconnaissance universelle du métier de préventeur.

Ce positionnement a poussé les membres à réfléchir à la place de l’individu dans le collectif. Les préventeurs, dans leur quête d’identité, participent à la santé au travail et contribuent à faire émerger cette culture de prévention et la reconnaissance de leur spécialité.

Il est sous-entendu que le « H » d’« homme » s’applique à l’ensemble des personnes au travail, mais force est de constater que le féminin est souvent absent des intitulés.

On pourrait se satisfaire du fait que les fondateurs étaient des hommes. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que plus de 80 % du secteur se déclare masculin dans le conseil, l’expertise, la presse, les services de santé au travail…

À ce stade de la catégorisation, une question surgit : la figure du préventeur peut-elle être incarnée par une femme ?

Chronique d’une disparition annoncée

À rebours des habitudes du secteur, c’est une femme, Charlotte Lecocq, qui a été chargée par le Premier ministre de mener une réflexion sur l’amélioration du système de prévention des risques professionnels.

Les cas sont rares où l’on trouve une telle mixité, même si elle était épaulée par un ministre du Travail, un ministre de la Santé et une secrétaire d’État adjointe.

La mission s’articulait autour de deux grands axes :

, définir les enjeux et objectifs du système, puis évaluer leur pertinence ;

, identifier les leviers opérationnels, principalement juridiques et organisationnels, pour atteindre ces résultats.

Aux côtés de Bruno Dupuis (Alixeo), Henri Forest (CFDT) et grâce au soutien d’Hervé Lanouzière (Inspection des affaires sociales), elle a coordonné en 2018 la rédaction du rapport « Santé au travail : vers un système simplifié pour améliorer la prévention ».

Dans ce rapport, comme dans les textes de la FAP, le terme « préventeur » est utilisé à de multiples reprises, avec des acceptions parfois larges, parfois ambiguës.

À titre d’exemple, le texte précise que « les médecins du travail et les agents de prévention doivent être formés en conséquence » (§ 1.3), ou encore « Les médecins, agents de santé et agents de prévention intensifieront collectivement la sensibilisation » (§ 1.4). Ce qui pourrait laisser entendre que médecins et professionnels de santé ne sont pas spontanément considérés comme préventeurs.

Le rapport identifie aussi l’existence de « préventeurs institutionnels » (Carsat, OPPBTP, Anact, INRS), et de préventeurs désignés comme IPRP, qu’ils soient personnes physiques ou morales, dotés de compétences techniques, organisationnelles ou médicales.

Face à cette diversité d’approches ou ce flou, une formule s’impose :

« Un niveau de maturité plus élevé ne viserait pas à transformer tout le monde en préventeur, mais à promouvoir des environnements de travail propices à la fois à l’efficacité économique et au bien-être, mobilisant tous les acteurs et décideurs pour le développement économique » (p. 141).

On en déduit que le « préventeur » demeure une figure incertaine, tantôt personne, tantôt entité abstraite, difficile à cerner précisément.

La prévention : affaire collective et anonyme

Professionnels de terrain d’un côté, institutionnels de l’autre : s’agit-il d’une opposition ou simplement de deux facettes d’une même tension ?

Ne faudrait-il pas, alors, poser de nouvelles questions pour avancer ? Quelles seraient les premières pistes ?

Il devient urgent de dépasser les postures figées, qui n’acceptent le changement qu’à la condition de ne rien remettre en cause de leurs avantages.

En associant personnes, idées et représentations, la notion de « préventif » finit par désigner tout et son contraire, au risque que la prévention des risques professionnels masque celle, bien plus vaste, de la santé et sécurité au travail.

Le préventeur est à la fois sujet, une personne, et objet principal d’une démarche.

Il se retrouve coincé entre systèmes de gestion de la santé-sécurité au travail, écosystèmes de prévention, environnements professionnels et, in fine, les pratiques des femmes et des hommes au travail dans tous les secteurs.

Parfois incompris, parfois réduit à une figure obscure ou à un héros discret, le préventeur reste une icône, souvent indispensable pour alimenter certains discours sur la prévention.

Mais à force de désigner tout le monde, le mot « préventeur » ne risque-t-il pas de ne plus désigner personne ? Faut-il y voir un « sujet collectif anonyme », porteur de comportements typiques, voire de stéréotypes propres à la prévention ?

Dans ces conditions, la prévention devient l’affaire de quiconque s’en préoccupe.

Le préventeur reste largement méconnu, parfois ignoré. Il ne gagne jamais en notoriété, sinon dans le sillage d’un incident ou, pire, d’un accident, où l’on attend soudain de lui expertise et sang-froid.

Un peu comme une variable mathématique dont la valeur reste indéterminée, le préventeur demeure cette inconnue dans l’équation de la prévention des risques professionnels.

La catégorisation du « préventif »

Entre consensus et dissension sur la définition du mot « préventif » (Cru, 1992), il s’agit ici de distinguer ce qui sépare et ce qui rassemble. Concrètement, il faut poser une première distinction entre les préventeurs, professionnels du domaine, et le préventeur comme idée, concept de la prévention.

Regardons d’un peu plus près : au-delà des apparences, le préventeur demeure le professionnel d’un métier qu’il cherche à faire reconnaître (Jezequel, 1999).

La prévention en action

Cette première catégorie paraît la plus accessible. Il suffit d’observer l’activité réelle de la prévention pour en saisir la consistance. Ici, le préventeur est clairement une personne physique, opérant sous diverses fonctions et titres, dans le champ de la prévention des risques professionnels. Il s’agit d’un praticien, impliqué et reconnu, qui fait de la prévention son quotidien.

Le préventeur de métier

Dans cette catégorie, on retrouve ceux qu’on peut appeler les « vrais » préventeurs : formés sur le terrain ou diplômés (licence ou master QHSE, par exemple). Leur activité est à temps plein, leur statut, reconnu au sein de l’organisation.

Les études citées en bibliographie permettent d’affiner ce panorama. On peut distinguer plusieurs profils :

  • Préventeur-manager : directeur HSE, responsable des risques santé et sécurité, chef de service prévention, agent de prévention interentreprises ;
  • Préventeur « anonyme » : responsable sécurité, responsable amélioration continue HSE, animateur prévention, assistant ou conseillère en prévention, coordinateur SPS, etc.
  • Facilitateur de terrain, expert, délégué prévention ;
  • Préventeur par hasard : fonction attribuée par défaut, posture de circonstance.

Ce tableau dessine la majorité visible du métier de la prévention.

Prévention par les activités

Pour aller plus loin, voici les principales activités exercées par ces professionnels :

  • Conseil, information, formation, communication ;
  • Pilotage, contrôle et suivi de projets, audits, visites, enquêtes, analyses ;
  • Gestion administrative, procédures, dossiers, statistiques, gestion des litiges, conformité, équipements de protection individuelle ;
  • Gestion budgétaire ;
  • Intervention d’urgence : accident du travail, alerte, gestion de crise.

Le préventeur jongle ainsi entre terrain et réglementaire, mais la tendance est à une mobilisation croissante sur l’administratif, parfois au détriment de l’action concrète.

Le préventeur par nécessité

Dans certains contextes, le préventeur devient la figure centrale à la suite d’un accident du travail, d’une obligation réglementaire, d’un litige ou d’un malaise collectif. Il sort alors de l’ombre, au centre de l’attention, et doit maîtriser des sujets aussi variés que l’amiante, la procédure pénale, la communication positive, la gestion de projet ou les déterminants de la qualité de vie au travail.

Dans le meilleur des cas, il s’agit d’un exercice de haute voltige professionnelle ; dans le pire, le manque de compétence l’expose.

Souvent, le recours à des consultants extérieurs permet de traiter les dossiers ou, à défaut, de les clore sans suite, soit parce que le diagnostic confirme ce que tout le monde savait déjà, soit parce que les recommandations ne sont pas suivies d’effet.

En l’absence d’événement grave (mort, tribunal, presse…), le préventeur retourne à son bureau, et ses préconisations restent parfois lettre morte : la prévention des risques professionnels ne s’impose pas spontanément dans les organisations.

Après ce regard sur la prévention opérationnelle, il est temps d’examiner l’envers du décor : le préventeur comme paradigme, concept de la prévention.

Le préventeur en puissance

Aristote rappelait qu’un être en puissance ne devient réalité que sous certaines conditions : le gland, par exemple, porte en lui le chêne, mais il n’est pas encore le chêne. Ainsi, pouvons-nous imaginer que les préventeurs n’entrent en action que s’ils disposent de moyens et d’un contexte propices ? Mais derrière cette idée, n’y a-t-il pas autant de formes de prévention qu’il y a de situations ?

Préventeur par défaut

Spinoza le soulignait déjà : « C’est un défaut commun aux hommes de confier leurs affaires à d’autres ». Dans bien des structures, la prévention est confiée à des spécialistes pour deux raisons principales :

, Elle n’est pas la priorité des employeurs, qu’ils soient publics ou privés ;

, Les préventeurs n’ont pas su fédérer suffisamment pour s’imposer (d’où la création de la FAP).

Faute de solution crédible, par habitude ou par inertie, le préventeur s’impose alors par principe ou intuition, plus que par volonté partagée.

Dans ce cas, la prévention devient une variable imposée par l’organisation, ou un paramètre obligatoire dans un dossier. Elle existe pour répondre à des attentes institutionnelles, dans la majorité des cas.

L’agent préventif assigné

On trouve ici toutes les fonctions ou missions qui n’utilisent pas explicitement le terme de préventeur, mais où chacun, à son échelle, assume une part de prévention. Parmi les dispositifs internes : managers, DRH, instances représentatives (CSE, CSSCT, CT, CHSCT), salariés du public ou du privé.

Du côté des dispositifs externes : administration, inspection du travail, services de santé au travail, Carsat, OPPBTP, architectes, bureaux d’études…

Tous ces acteurs contribuent, directement ou de façon indirecte, à la prévention, que ce soit ponctuellement ou de manière continue.

Préventeur de fait

Il existe aussi une multitude de professionnels qui agissent en faveur de la prévention sans jamais porter ce titre : psychologues du travail, infirmiers, assistants sociaux, etc.

Mais on peut élargir encore ce cercle à toutes les parties prenantes dont l’activité contribue à la promotion ou au développement de la prévention :

, juges, procureurs, avocats, forces de l’ordre, inspecteurs du travail intervenant lors d’accidents ou de maladies professionnelles ;

, organisateurs de colloques, salons, conférences, chercheurs, professionnels de la santé-sécurité au travail, public averti ;

, rédacteurs en chef et journalistes de la presse spécialisée ou généraliste ;

, concepteurs, donneurs d’ordres, fournisseurs de biens et services.

On pourrait aussi citer toutes les productions écrites qui encadrent le secteur : conventions internationales, directives, réglementations européennes, normes, contrats, politiques, référentiels, méthodes, outils…

Les actions de ces agents ne visent pas toujours la prévention, mais elles deviennent décisives quand elles sont suivies d’effet et adoptées par un grand nombre : par exemple, une intervention ergonomique réussie, une alerte efficace sur un sujet transversal, un processus de sensibilisation qui fait école.

Santé au travail : et la prévention ?

Le rapport « La santé au travail : vers un système simplifié pour une plus grande prévention » a suscité quantité de débats, critiques, controverses, mais aussi une mobilisation inédite des acteurs du secteur, tous niveaux confondus.

Cette dynamique confirme l’intuition des auteurs : les questions posées étaient vastes et nécessaires. Les recommandations invitaient chacun à devenir acteur de l’amélioration des conditions de travail. Pourtant, on sent poindre un certain désenchantement autour du terme même de « préventeur ».

Arrivé au terme de cette vaste catégorisation, force est de constater que les préventeurs sont omniprésents… au risque de n’être nulle part. D’où la question : ce terme a-t-il encore une utilité ?

La logique voudrait que le succès ultime des préventeurs serait d’assurer leur propre disparition, pour laisser place à une organisation dans laquelle la santé et la sécurité sont intégrées à toutes les décisions et à tous les niveaux (Mass, 2018).

Mais faut-il vraiment tout bouleverser, simplifier à l’extrême le système de prévention des risques professionnels ?

Peut-on imaginer un nouveau système de santé-sécurité au travail, avec une fonction et des missions repensées pour toutes les parties prenantes ?

Faut-il transformer en profondeur l’organisation, les méthodes, les institutions dédiées à la prévention des risques professionnels ? Ou rompre avec l’existant ?

Le rapport Lecocq ne nous apprend-il pas autant sur les résistances et les blocages que sur les propositions elles-mêmes ?

Sommes-nous à la veille d’une grande réforme systémique, ou s’agit-il d’un simple plaidoyer pour une transformation audacieuse du pilotage de la prévention des risques professionnels ?

Reste à savoir comment créer les conditions d’une gouvernance durable de la santé et de la sécurité au travail, avec et pour toutes les parties prenantes.

Le premier défi, sans doute, sera de clarifier la terminologie.

Quels repères partagés peuvent exister entre acteurs, quand chacun parle dans son propre langage, alors que l’on évoque la réforme :

  • de la prévention des risques professionnels ?
  • de la gestion des risques professionnels ?
  • de la santé et sécurité au travail ?
  • de la prévention de la santé au travail ?
  • du système de prévention de la santé au travail ?
  • du système de gestion et de prévention des risques professionnels sur la santé au travail ?
  • de la gouvernance des acteurs de la santé au travail ?

Ce billet, premier d’une série sur le sujet, montre à quel point le champ reste à explorer, que ce soit du point de vue politique, économique, juridique, culturel, professionnel ou syndical. Il y a encore beaucoup à faire pour donner corps à cette réalité et en dessiner les contours futurs.

La Fédération des acteurs de la prévention a mené une réflexion lors d’un atelier exploratoire à Expoprotection en novembre 2018. La diversité des points de vue, la richesse des débats ont conduit la FAP à poursuivre ce travail en 2019, tant la tâche reste vaste.

Une étape marquante : le mercredi 22 mai 2019, lors du Prévhackthon de Préventica Paris, Porte de Versailles. Rendez-vous est donné.

Éléments bibliographiques

« En ne nommant rien, l’inconnu, je fais la personne qui essence de échapper à mes connaissances » (Sartre, Sit. JE, 1947, p. 184).

Audiffren, T. Rallo, J,M. Guarnieri, F. Christophe Martin, C. (2013). « Apprenez à mieux connaître « teurs » français : enquête nationale et analyse quantitative des données ».

Blonde, C. (2015). Le travail de Les préventeurs dans les entreprises : contribution méthodologique à la visite de sécurité. Thèse. Psychologie. Université Charles de Gaulle, Lille III.

Cruz D. (1992). « Sur la prise de risques dans la construction. Changer les représentations des opérateurs ou celles des agents de prévention ? ». Dans la sécurité et la médecine du travail, n° 97.

Garrigou, Peissel-Cottenaz, G. (2004). Contribution à la découverte de profession de préventeurs. Dans la note Scientifique et technique. EN 244 ANS.

Guarnieri, F. Rallo, J.-M. (édité par P. Zawieja). (2014). « Préventeurs ». Dans le dictionnaire des risques psychosociaux. Paris : Le Seuil. P. 580 À 583.

Jezekel, B. (1999). « Prévenant, un métier qui recherche ». Au travail et en sécurité. N°10. PP. 22-30.

Khan, E. (2017). Le préventif, le garant de la sécurité et améliorer les conditions de travail. Dans Infoprotection. Le 12 juin.

Léoting, M. (2014). « Le métier de prévention des risques futurs ». À la TSA. Établissements et services. NUMÉRO 53. juin.

Mass, M. (2018). « Aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir imaginer la prévention de demain ». Dans le magazine PIC. NUMÉRO 113. Novembre/décembre. P. 24 À 26.

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