La salle de bains est l’une des pièces les plus sensibles de la maison en matière d’électricité. L’eau et l’électricité ne font pas bon ménage, et un simple défaut d’isolation peut provoquer un choc électrique grave. C’est pourquoi le Règlement général sur les installations électriques (RGIE) impose des règles strictes pour protéger les occupants. Ces normes définissent les distances à respecter, les dispositifs à installer et les erreurs à éviter. Comprendre ces règles est indispensable avant tout projet de rénovation ou de mise en conformité.
Pourquoi la salle de bains nécessite-t-elle des règles spécifiques ?
Contrairement aux autres pièces, la salle de bains combine humidité, vapeur, éclaboussures et parfois des appareils électriques puissants (sèche-serviettes, lave-linge, sèche-cheveux). Cette combinaison accroît considérablement le risque d’électrocution.
Le RGIE encadre donc la conception de cette pièce pour garantir un maximum de sécurité, notamment grâce à la délimitation de zones de protection et à l’utilisation de protections différentielles adaptées.
À Bruxelles, des électriciens agréés comme Elamelec-electricien-bruxelles.be accompagnent les particuliers et les entreprises dans la mise en conformité de leurs installations de salle de bains, en s’assurant que tous les équipements respectent les prescriptions du RGIE.
Les trois zones de sécurité définies par le RGIE
Le RGIE divise la salle de bains en plusieurs zones de sécurité selon la proximité avec les points d’eau. Chaque zone détermine les appareils autorisés et le type de protection requis.
| Zone | Localisation | Appareils autorisés | Protection requise |
|---|---|---|---|
| Zone 0 | À l’intérieur de la baignoire ou du receveur de douche | Aucun appareil électrique autorisé sauf ceux à très basse tension (12 V max) | Alimentation en TBTS (très basse tension de sécurité) |
| Zone 1 | Au-dessus de la baignoire ou de la douche, jusqu’à 2,25 m de hauteur | Chauffe-eau, luminaires IPx4, extracteurs spécifiques | Différentiel 30 mA obligatoire |
| Zone 2 | 60 cm autour de la baignoire ou du lavabo | Luminaires IPx4, rasoirs ou brosses à dents rechargeables | Prises reliées à la terre via différentiel 30 mA |
| Zone 3 | Le reste de la pièce, hors zones précédentes | Prises, interrupteurs, radiateurs électriques, lave-linge | Raccordement à la terre obligatoire |
Ces zones permettent de limiter le risque d’électrocution en imposant des niveaux de protection adaptés à l’humidité. Plus on s’approche de l’eau, plus les restrictions sont fortes.
Le rôle du différentiel 30 mA
Le différentiel 30 milliampères (mA) est le dispositif le plus important pour la sécurité dans la salle de bains. Il détecte les fuites de courant et coupe automatiquement l’alimentation avant qu’un choc électrique ne devienne dangereux.
En Belgique, ce dispositif est obligatoire pour tous les circuits alimentant la salle de bains, la cuisine et les prises de courant générales.
Un différentiel bien calibré doit être placé en tête du circuit et testé régulièrement. S’il ne réagit plus, il doit être remplacé sans attendre.
Lors d’une inspection, l’absence de différentiel 30 mA entraîne systématiquement un rapport non conforme.
Les types de luminaires autorisés
L’éclairage de la salle de bains doit respecter des normes d’étanchéité précises. Le RGIE impose une protection IP (Indice de Protection) adaptée à chaque zone.
Voici les recommandations principales :
- Zone 0 : uniquement des luminaires IPx7 fonctionnant en très basse tension (12 V max).
- Zone 1 : luminaires IPx4 au minimum, résistants aux projections d’eau.
- Zone 2 : luminaires IPx4 ou IPx5 selon l’exposition.
- Zone 3 : éclairage standard IPx1 ou supérieur, avec terre obligatoire.
Installer des spots non protégés dans un faux plafond au-dessus d’une douche est une erreur fréquente, souvent à l’origine de rapports défavorables lors du contrôle de conformité.
Les prises et interrupteurs dans la salle de bains
Le RGIE interdit strictement les prises et interrupteurs dans les zones 0 et 1.
Dans la zone 2, seules les prises protégées par un différentiel 30 mA et reliées à la terre sont autorisées.
Dans la zone 3, toutes les prises doivent être équipées d’une broche de terre et reliées au réseau de protection générale.
Les interrupteurs à tirette ou à bouton poussoir étanche sont recommandés pour plus de sécurité, surtout dans les pièces sans fenêtre, souvent sujettes à la condensation.
L’importance de la mise à la terre
Tous les éléments métalliques de la salle de bains (tuyaux, baignoire, robinetterie, radiateurs) doivent être reliés à la liaison équipotentielle supplémentaire.
Cette liaison permet de mettre au même potentiel toutes les parties conductrices afin d’éviter la circulation de courants dangereux.
Une salle de bains dépourvue de liaison équipotentielle peut provoquer des micro-chocs désagréables et constitue une non-conformité majeure selon le RGIE.
Le contrôle de cette liaison fait partie des points vérifiés par l’organisme agréé lors de l’inspection électrique.
Les erreurs les plus courantes à éviter
Lors des rénovations, certaines erreurs peuvent compromettre la sécurité et la conformité de la salle de bains. Les plus fréquentes sont :
- utilisation de rallonges ou multiprises à proximité du lavabo ;
- installation de prises trop près de la baignoire ;
- absence de différentiel 30 mA sur le circuit d’eau chaude ;
- spots encastrés non étanches au-dessus de la douche ;
- liaison équipotentielle inexistante ou mal raccordée.
Ces défauts sont souvent relevés lors d’un contrôle de conformité électrique et doivent être corrigés dans un délai de 12 à 18 mois pour éviter une nouvelle inspection payante.
Comment assurer la conformité de sa salle de bains ?
Avant toute rénovation ou remplacement d’appareil électrique, il est conseillé de faire appel à un électricien agréé. Ce professionnel établit un diagnostic complet, identifie les risques et propose les solutions adaptées.
Les étapes d’une mise en conformité comprennent :
- Vérification des circuits existants et du différentiel 30 mA.
- Contrôle de la présence et de la continuité de la mise à la terre.
- Installation ou remplacement des luminaires et prises conformes aux zones RGIE.
- Réalisation de la liaison équipotentielle supplémentaire.
- Test global et rapport final avant le passage de l’organisme agréé.
Cette démarche garantit une salle de bains sûre, durable et conforme aux exigences légales.
Le coût d’une mise aux normes dans la salle de bains
Le prix dépend de la complexité du chantier, de la taille de la pièce et du type d’équipements installés.
En moyenne, à Bruxelles :
| Type d’intervention | Prix moyen (TVAC) |
|---|---|
| Installation du différentiel 30 mA | 150 à 250 € |
| Vérification et mise à la terre complète | 300 à 600 € |
| Remplacement d’un tableau électrique vétuste | 800 à 1 500 € |
| Diagnostic et contrôle final | 150 à 250 € |
Ces montants peuvent varier selon la configuration du logement et la nécessité d’ouvrir les murs pour faire passer de nouveaux câbles.
En résumé
La salle de bains est une zone à haut risque électrique. Le RGIE encadre strictement son aménagement pour protéger les utilisateurs contre les chocs électriques.
Respecter les zones de sécurité, installer un différentiel 30 mA et relier toutes les parties métalliques à la terre sont des conditions indispensables pour obtenir un certificat conforme.
À Bruxelles, un professionnel agréé tel qu’ElamElec peut assurer la mise en conformité de votre salle de bains, du diagnostic initial jusqu’au contrôle final, afin de garantir une sécurité optimale et durable.

