Comment faire un bobber ?

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Ces dernières années, les fabricants de motos ont exhué, par l’intermédiaire des bureaux de commercialisation, des types de motos qui ont disparu depuis de nombreuses années. On peut mentionner les brouillards, les coureurs de café mais aussi le bobber. Il semble que les constructeurs n’aient rien de nouveau à nous dire dans le contexte répressif qui prévaut.

Donc, nous repensons le passé, nous inculquons un désir de millésime pour attraper la barge. Mais il faut le faire avec du talent !

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Le Bobber : Origines du sport

A Harley-Davidson 750 cc Classe C : L’instigateur de l’Indian Scout Sport Les bobbers sont conçus principalement à partir de Harley-Davidson et, dans une moindre mesure, de l’Indien et de Triumph.

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Ces motos s’inspirent à la fois de leurs formes et de leurs paroles de coureurs qui participent à des courses sur piste plate dans le district de Classe C ou Grand National. On peut mentionner le WLDR puis WR du côté de Milwaukee et notamment le 648 Big Base Scout de Springfield.

Ces motos sont dérivées de modèles utilitaires équipés de 750 cm3 V-Twin avec vannes latérales.

Le Crocker 1000 cc, très confidentiel sorti en 1936, reprend également tous les gimmicks des bobbers d’après-guerre.

Organisée par l’American Motorcycle Association (AMA), Class C a été fondée en 1933 et vise à limiter la course aux armements entre les deux fabricants américains restants. Le monde traverse alors une crise économique sans précédent.

Indian Scout Bobber Jack Daniels Edition : Interprétation moderne du bobber en mode power cruiser. Son deux cylindres 1133 cc ne produit pas moins de 100 ch. L’ origine du mot « Bobber »

Le terme « bobber » vient du verbe anglais « To Bob » dont l’origine exacte est ouverte au débat car il signifie à la fois l’action de couper des carrés de cheveux (une coiffure très à la mode dans les années 1930 et 40) afin de raccourcir la queue d’un animal.

La même approche avait prévalu avec coupure dès les années 1920, mais ils étaient équipés d’un cadre près d’un vélo.

La Seconde Guerre mondiale est à l’origine du Bobber

Des centaines de milliers de GI stationnés en Grande-Bretagne découvrent des motos plus légères et plus clairsemées que les motos lourdes et paresseuses américaines. Les femmes britanniques comme le Triumph Speed Twin 500 cc (1937) sont infiniment plus performantes et donc plus ludiques que les V-Twin Indian ou Harley-Davidson.

Dès 1946, les ventes de motos britanniques expédiées aux États-Unis explosent comme en témoigne le Triumph Thunderbird piloté par Marlon Brando dans L’équipé Sauvage (1953).

Mais une grande partie des anciens combattants ne peuvent se permettre d’acheter un Anglais. Ils feront avec les moyens du bord en préparant un V-Twin US généralement avec des vannes latérales.

Ils sont inspirés par ce que font Indian et Harley-Davidson en compétition avec les coureurs en course à Classe C.

Harley-Davidson Fat Bob 114 ci : Le néo-bobber vu par Milwaukee Recettes d’un Bob-Job

Les premiers motards de l’histoire font ce qu’ils appellent un bob-job. En d’autres termes, ils retirent toutes les pièces qui ne sont pas indispensables comme le pare-brise ou les sacoches. Le garde-boue avant est généralement déposé tandis que son homologue arrière est largement raccourci.

Une selle mince solo et un pouf pour prendre position Remplacer la selle épaisse et volumineuse appelée « copain guy ». Cela donne une position sénatoriale idéale pour avaler confortablement des milles dans cet état continental mais pas sportif pour un sou.

Grâce à cette position de conduite révisée, le motard est maintenant corsé avec sa machine.

Contrairement à l’hachoir, un bobber maintient un cycle partiel intact avec deux roues à rayons de 16 pouces équipées de pneus ballon.

Des préparateurs à la fois

Dans son école de mécaniciens, les « cholsService S  », Harley-Davidson forma des milliers de GI pendant la guerre capables de maintenir les 50—90 000 WLA envoyés au front. Pour sa part, l’armée américaine était responsable de la formation des soldats à l’art du pilotage.

De fait, ce sont tant de préparateurs capables de donner des watts à ces mécaniciens simplissime, abondante et bon marché. Un bicylinders américains d’avant-guerre coûte environ 100$ ou deux mois de salaire.

A Moto Guzzi V9 Roamer Bobber : Les motos des pays de l’Axe (Italie, Allemagne et Japon) ont été inscrites sur la liste noire par les premiers motards et toujours par le M.C. De plus, l’offre était très limitée jusqu’aux années 1970. Bobber et Cafe Racer : Même combat

Un bobber est à tous les points l’homologue américain du coureur de café anglais des années 60 conduit par les rockers. De plus, L’Équipé Sauvage inspirera ce dernier.

Le bobber et le café racer sont donc des motos à vocation utilitaire que l’on coursifie. Nous recherchons le plaisir de conduire, l’adrénaline et non pas un moyen de voyager.

Triumph Bonneville Bobber : Certainement l’offre au sein du néo-bobber le plus proche d’un bobber authentique. En effet, il est orné d’un faux cadre rigide, de deux jantes à rayons et d’une selle monoplace. En plus, c’est un Triomphe comme celui de Brando ! Différence entre un bobber et un hachoir

L’ hachoir, dont les premiers fruits peuvent être datés au début des années cinquante suit une approche purement esthétique .

Au fil des décennies, les constructeurs sur mesure n’hésiteront pas à modifier en grande partie le cycle partiel (angle de chasse, jante avant de 21 pouces et fourche allongée).

Le hachoir, qui tire son nom du verbe « chop » ou « cut », est orné de chromes profusion, de peintures à paillettes ou de motifs psychédéliques. C’est dans l’air du temps ! L’échappement et la barre sissy-bar peuvent tutoy les cieux.

L’ âge d’or de l’hélico est approximativement entre 1965 et 1975 et avec le film Easy Rider (1969) comme l’orge. L’hélicoptère piloté par Peter Fonda et construit par Ben Hardy et Cliff Vaughs fera connaître dans le monde entier ce courant « mécanico-artistique » né sur la côte ouest.

Il convient de noter que contrairement aux bobbers (exclusivement fabriqués sur une base de motos américaines ou même anglaises), les hacheurs des années 70 peuvent recevoir un moteur japonais tel que, par exemple, la Honda B750 à quatre pattes.

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